Un site de recherche et

un manifeste pour une nouvelle ère de la pensée occidentale

Des notes de réflexion par auteurs et thèmes liés à nos trois axes de recherche

Des articles publiés dans les revues Les Cahiers de psychologie politique, Argumentum et Hermeneia

Nos livres publiés en philosophie, management et communication
et nos articles de presse

Des extraits de nos conférences et une prise de contact

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En parallèle d'une vie de conseil aux entreprises et à leurs dirigeants, j'ai poursuivi des travaux de recherche qui m'ont amené à publier deux ouvrages en théorie de la communication dans les années 90 et un ouvrage en théorie des organisations. 

J'ai par la suite consacré près de 20 ans à la philosophie contemporaine avant de publier deux ouvrages de philosophie des mathématiques et de théorie du langage politique en fondant l'Institut de Recherches de Philosophie Contemporaine en 2016. C'est à cette occasion que j'ai publié le Manifeste philosophique pour une nouvelle ère de la pensée occidentale.

J'ai ensuite initié plusieurs colloques et participé à quelques autres publiant les actes d'un colloque consacré à la philosophie de la limite dans les sciences "dures" et participant à un ouvrage collectif consacré à la neutralité axiologique.

J'ai co-dirigé Les cahiers de psychologie politique en compagnie d'Alain Deniau psychanalyste et d'Alexandre Dorna, professeur de psychologie sociale dont j'assume la direction de la publication depuis le décès de notre ami Alexandre Dorna. Je participe régulièrement à la revue Argumentum consacrée à la logique et à la rhétorique.

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MANIFESTE PHILOSOPHIQUE

L’hypothèse d’une nouvelle ère

 

Les principes de la philosophie occidentale ont été posés lors de sa séparation de la théologie au nom d’une liberté de penser profane, voire païenne, inspirée des antiques retrouvés : la Renaissance. Cette autonomie des sciences a guidé cinq siècles d’une époque prométhéenne se saisissant de la lumière pour diffuser les lumières jusqu’à l’évanouissement de leurs rayonnements. Le 20e siècle aura été celui de l’effondrement de cette quête des modernes dans l’effroi de la destruction des sociétés totalitaires, fruits inavouables de cette Renaissance ; elle qui avait occulté les horreurs des empires païens : Rome et son cortège d’inhumanités. Prométhée s’enchaine et se condamne à sa décomposition.

 

L’observation de l’histoire de l’Occident témoigne de cet enchainement et du renoncement d’être. La mort annoncée et semble-t-il démontrée de la métaphysique chez Nietzche puis Heidegger, la crise des fondements des mathématiques montrée par Husserl puis attestée par Gödel ou Ladrière et l’apologie de la déconstruction du langage ont mis fin à l’épopée philosophique et à ses espérances ; livrant et soumettant l’homme au seul usage instrumental de l’arithmétique, science de la terreur et de l’enchainement de l’être, se substituant à la pensée, dénué de fins ou d’horizons : l’involution est là.

 

Or, l’hypothèse consiste à reconnaître le manque d’affirmation du temps. Nous sommes au temps des hypothèses, là où aucune affirmation ne résiste à l’esprit critique et où les principes de la Renaissance sont défaits. Cette modernité est défunte. Le temps est venu de se détacher de ses croyances, d’assumer l’au-delà de la modernité et de se libérer de sa parole, sans ses prémisses et ses conclusions. Ouvrons l’ère de la compréhension des conséquences de la révolution qui tient à la relativité même des mathématiques, cette construction artificielle dont la vérité tient à l’adhésion naïve à quelques évidences trompeuses et insuffisantes : l’insensé des nombres.

 

L’hypothèse d’une nouvelle ère est un moment de création et ce défaut de thèse l’appel à l’élan, l’aspiration à la création, par désir, volonté, voire intuition que Prométhée en arrachant la lumière l’a séparé de ses origines, nous précipitant plus dans les ténèbres que dans la relation à la lumière. Cette nouvelle ère serait celle de modestes témoins partageant ce projet d’une germination et d’une lente création par l’exploration puis la proposition. A l’ère de Prométhée, succède celle plurielle de Caïn, Abel et Seth ; car l’univocité du modèle fut en soi une privation et une aliénation, une simplification abstraite et parcimonieuse de la pluralité du vivant.

 

 

                                                                                         Pierre-Antoine Pontoizeau